Repères protestants
Sacrements
* Les protestants ne reconnaissent que deux sacrements, le baptême et la Cène ou Communion (l’Eucharistie), contrairement aux catholiques qui en comptent sept. Le mot sacrement n’existe pas dans la Bible, mais les protestants retiennent les deux gestes que Jésus a pratiqué.
Jésus a été baptisé par Jean-Baptiste. Il invite ses disciples à faire de toutes les nations des disciples en les baptisant…(évangile selon Matthieu Chapitre. 28, verset 19).
Il institue la communion, au cours du dernier repas (Cène) qu’il prend avec ses disciples avant d’être livré et arrêté pour être condamné à mort et crucifié (Matthieu Chapitre. 26, versets 26 et suivants).
Les sacrements, selon la formule de Jean Calvin, sont les signes visibles de la grâce invisible. Ils n’ont de sens que reçus dans la foi. Ils n’ajoutent rien à la Parole de Dieu, ils ne font que l’attester. Un culte sans prédication est extrêmement rare (on peut célébrer des cultes liturgiques avec lecture de la Bible).
Un culte sans Sainte Cène est courant, alors qu’il ne peut y avoir de messe sans Eucharistie.
Là où la Parole de Dieu est correctement prêchée et les sacrements correctement administrés il y a Eglise, disent les protestants à la suite des Réformateurs.
Baptême
Un mot sur les sacrements… L’Eglise catholique en a 7, les protestants n’en ont que 2, le baptême et la cène. Ces deux sacrements sont attestés dans la Bible et institués, par Jésus.
Avant Jésus, il existait des groupes qui pratiquaient un baptême de purification (Jean-baptiste par exemple : évangile selon Matthieu Ch. 3), comme cela existe encore aujourd’hui. Il fallait être baptisé pour être purifié et agréé par Dieu.
Avec Jésus, le baptême ne purifie pas, il atteste et signifie que l’homme lui-même ne peut se purifier mais que Dieu, de sa propre initiative le considère et l’accueille par amour et non en raison de ses mérites.
Jésus est celui qui manifeste cet amour qui va jusqu’à sa mort.
Autrefois le baptisé était plongé dans l’eau et il en ressortait, symbolisant ainsi la mort et la nouvelle naissance en Jésus-Christ. Aujourd’hui, par simplicité, on verse quelques gouttes d’eau sur le baptisé mais la signification est la même.
Le baptême est pratiqué sur l’enfant ou l’adulte au cours d’un culte public.
Catholiques, protestants réformés et luthériens reconnaissent qu’il n’y a qu’un seul baptème.
Le baptème nécessite une préparation avec un pasteur.
Mariage – Couple
Le mariage est un acte social par lequel la société civile reconnaît qu’un homme et une femme forment un couple. Il a lieu à la mairie. La célébration , appelée « bénédiction du mariage » est un culte à cette occasion. Au centre de ce culte est la Parole de Dieu. En demandant cette bénédiction le couple veut d’abord être à l’écoute de la Parole de Dieu, au moment où il prend une décision qui engage toute sa vie.
Par ce culte le couple témoigne devant les familles et les amis rassemblés, qu’il compte construire son existence commune sur cette Parole écoutée. C’est pour signifier cela qu’il lui est remis une Bible au nom de l’Eglise.
Cette célébration nécessite une préparation avec un pasteur.
Cène
Comme le baptême, la Cène est signe de l’amour de Dieu. Elle est célébrée en mémoire de Jésus. Elle rend présent à notre mémoire ce qu’a coûté à Dieu son amour pour l’homme : la mort de son fils.
Elle signifie cet amour qui ne coûte rien aux hommes. Elle est signe de la gratuité de l’amour de Dieu
La communion avec Dieu est rendue possible sur la base de cette “ grâce ”.
La cène se reçoit, dans le pain (qui reste du pain) et dans le vin (qui reste du vin).
- Partager le pain et le vin c’est communier avec Dieu et communier les uns avec les autres.
- Partager le pain et le vin c’est s’engager avec Dieu dans son projet pour le monde parce qu’il s’est lui-même engagé pour nous.
Jésus invite tout le monde à la table de communion, personne ne peut en être exclu. Il importe seulement de comprendre ce que signifie le partage du pain et du vin.